f s
■ \ f
LABYRINTE
VERSAILLES.
Suivant la CoÉ'e
" à P A R I S,
DE L’IMPRIMERIE ROYALE.
MDCXCIII.
DESCRIPTION
D U
LABYRINTE
D E
VERSAILLES
Ntre tous les Bocages du petit Parc de Verfailles , celuy
qu on nomme le Labyrinte , eft Hir tout recommandable par
la nouveauté du deflTein , & par le nombre & la diverlîté de
fes Fontaines. Il eft nommé Labyrinte, parce qu’il s’y trouve
une infinité de petites allées tellement meflées les unes dans
les autres , qu’il eft prcfque impoflîble de ne s’y pas égarer : mais auflî
ajfîn que ceux qui s’y perdent , puiflent le perdre agréablement , il n’y a
point de détour qui ne prelente plufieurs Fontaines enmeline temps à la
veuë , en Ibrte qu’a chaque pas on eft lurpris par quelque nouvel objet.
On a choifi pour fujet de ces Fontaines une partie des Fables d’Ælbpe,,
A 2 8c
LA BYRINTE
& elles font fi naïvement exprimées , qu’on ne peut rien voir de plus
jngenieufement exécuté. Les animaux de bronze colorié lelon le naturel,
lônt fi bien défignez , qu’ils femblent eftre dans l’adion roefme qu’ils re-
prefentçnt , d’autant plus que l’eau qu’ils jettent imite en quelque forte
la parole que la Fable leur a. donnée.
La differente difpofition de chaque Fontaine fait auflîune diverfité tres-
agréable ; & les couleurs brillantes de coquilles rares , & de la rocaille
fine dont mus les baffins font ornez , le meflent fi heureufèment avec la
verdure des paliflàdes , qu’on ne fe laffe jamais d’admirer cette prodi-
gieufc quantité de Fontaines qui lùrprennent toutes par la fingularité de
l’invention , par lajufte exprefiion de ce quelles reprefentent , par la beauté
des animaux dont elles font accompagnées , & par l’çibondance l’eau
qu’ elles jettent.
On a cru qu’il eftoit à propos de faire une exaéte defcriptiori de diaque
Fontaine en particulier, pour accompagner les Eft^mpes qu on en a fait
faire \ Sc afin défaire connoiftre comment chaque Fable eft fidellemenc
reprefentée, on trouvera de fuite par ordre une cpurte narration de la Fablq
& une courte defcription de la manière dont la Fontaine eft difpofêe.
En entrant , on trouve deux Figures de bronze peintes au naturel , &
pofées chacune fur un pied d'eftal de rocaille : lune reprefènte Æfope?
^ l’autre
DE VERSA ILLES,
l’autre T Amour. Æfope tient un rouleau de papier , 8c montre l’Amour
qui tient un peloton de fil , comme pour faire coiinoiftre que fi ce Dieu en-
gage les hommes dansde fafcheux labyrintes, il n’a pas moins le lecret de
les en tirer lors qu’il eft accompagné de la fagelTe, dontÆlbpe dans lès
Fables enlèigne le chemin.
En fuite on trouve les Fontaines au nombre de quarante en l’ordre qui
lîiit. A chacune de ces Fontaines on a pratiqué une place , où fin* unç
lame de bronze peinte en noir il y a une Inlcription de quatre Vers écrite
en Lettres d’or. Ces Vers faits par Monfîenr de Benferade , expliquent la
Fable , 8c en tirent la rnoralité.
A3 Ex-
il
E X P L
PLAN DU
if Y duLahpmte,
B I àViQure d'Elcpe.
C Vigure de l'Amonr.
1 Le Duc & les Oifeaux,
2 Les Cocs & la Perdrix^
3 Le Coc & le Renard,
4 Le Coc & le Diamant.
5 Le Chat pendu &. les Rati,
6 V Aigle & le Renard,
y Les Paons & le Geaj.
8 Le Coc & le Coc d'Inde,
^ Le Paon & la Pie,
là Le serpent & la Lime.
Il Le singe fus petits.
Il Le Combat des Animaux.
1 1 Le Renard & la Grue.
La Grüè &. le Renard.
1^ La Poule & les Pou fins.
Le Paon & le Roffignol. ‘
17 Le Perroquet & le SingCf
Le singe Juge.
r c A T I O N
DU
LABYRINTE.
19 Le Rat & la Grenouille.
10 Le Lièvre ù la Tortaë,
zi Le Lcup& la Gru'é.
21 Le Milan & les Oifeaux.
25 Le singe Roy.
zq. Le Renard & le Bouc.
25 Le ConfeildesRats,
26 Les Grenouilles & Jupiter.'
27 Le Singe & le Chat.
28 Le Renard & tes Raijins.
29 V Aigle Je Lapin, &l'Efcarhst.
30 Le Loup & le Porc-Epic.
3 1 Le Serpent à plufteurs Teftes.
32 L4 Souris , le Chatt & le petit Coç,
33 Le Milan & les Colombes.
34 Le Dauphin & le Singe.
3 5 Le Renard & le Corbeau.
36 Le Cigne & la Grué.
37 LeLoup&lajefte,
38 Le Serpent & le Porc-Epic.
3^ Les Cannes & le Barbet.
2 • LABYRINTE DE VERSAILLES.
L FABLE.
Le Luc &■ les Oifeaux.
N jour le Duc fut tellement batu p’ar les Oifeaux, à caufe de fon
vilain chaut, ôc de Ion laid plumage, c^uil na depuis oie le montier
que la nuit.
Les Oifeaux en plein jour voyant le Duc pareftre.
Sur luy fondirent tous à fon hideux afpec.
Quelque parfait qu on puifTe eftre,
Qui n’a pas fon coup de bec ?
Z) N. ^rand demy-Vome de treillage orné â'architeSlure , efl en dedans rempli de tou-
te forte dO il eaux perche^ fur des Lr anche s, qui jettent de leau en mille manières
differentes fur le Duc qui efl en bas au milieu d un haffin de rocaille. Lies Oifeaux
paroijfent tous anhne^ de colere , ^ le pauvre Duc Jetnble tout honteux de fa
disgrâce,
k
4
LABYRINTE ÜE VERSAILLES.
I I. F A B L E.
Les Coqs la ^Perdrix,
X-Tnc Perdrix s’affligeoît fort d’eftre batuë par des Coqs 5 mais ayant
veû qu’ils le batoient eux-melmes , elle fe conlbla.
La Perdrix bien batuë eût un de'pit extrefiTie
Que les Coqs peu galands la traitaflent ainfi :
Depuis voyant qu entr eux ils en ufoient de mefmcj
Patience, dit -elle, ils le bâtent auflî.
OTSL Voit la Perdrix fur m petit roder de rocaiUe , qui jette de Veau en Vatr ; &
aux deux cofe^fur deux petits roders plus éleve^ deux Coqs vomijjent l eau dans un
bafin»
6
LABYRINTE DE VERSAILLES
II L FA B L E.
Le Coq O' le ^nard.
Xj N Renard prioit un Coq de defcendre pour fe réjoûïr enfemble de
la paix faite entre les Coqs & les Renards. Volontiers, dit le Coq,
quand deux Lévriers que je voy qui en apportent la nouvelle , leront aru-
vez : le Renard remit la réjoûïirance à une autre fois , & s enfuit.
Le Renard dit au Coc , une paix éternelle
Eft conclue entre nous , delcends : ouï , deux Lévriers
Viennent , répond le Coq , m en dire la nouvelle ;
Le Renard n’olà pas attendre les Couriers.
L E C»q fur un haut pillier de roedtUe @ de -verdure , ymit de l'eau contre le
nard, ^ui en bas de dépit jette de l eau contre le Qoq,
8
labyrinte de Versailles.
IV. FABLE.
Le (j)q le T)iamant.
TT .
rV ^ Diamant, dit : J’aimerois mieux avoir
ti Olive un grain d orge. *' “«eux avoir
Le Coq fur un fumier gratoit , lors qu’à fes veux
Parut un Diamant : helas , dit-il ! qu’en faire ^
Moy qui ne fuis point Lapidaire,
Un grain d orge me convient mieux.
milieudmbafm, Ço^ qm tient fous fa patte m ms mreem de cnM
tfe ^nVmmant jettant un long trait d^eau en lair, femèL pendre Jckfî
n avoir pas pluto/î trouve un grain d'orge, '' P ^
B
V.
10
LABYRINTE de VERSAILLES
V. FABLE,
Le Chat pendu Us ^ts.
XJ N Chat fe pendit par les pattes , & failant le mort , attrapa plufieurs
Rats. Une autrefois il le couvrit de farine. Un vieux Rat luydit;
Quand tu ferois le fac à la farine , je ne m’approçherois pas.
Un Chat faifoit le mort , & prit beaucoup de Rats,
Puis il s’enfarina pour de'guiler là mine :
Quand melinç tu ferois le fac à la farine.
Dit un des plus ruiez , je n approcherois pas.
Le Chat pendu furie haut d'une efpéce d^amortijjêment de rocaille , vomit de l'ean
dans m bafin j Us %ÿ.ts autour jettent de tm contre luy , fans h/er aborder*
iZ
LABYRINTE DE VERSAILLES.
VL FABLE.
UÀigle le ^B^nard.
XJ Ne Aigle mangea les petits d’un Renard au pied de Tarbre où eftoit
Ibn nid, ne croyant pas qu’ilpuft s’en venger : mais le Renard ayant trouvé
un flambeau allumé, mit le feu à l’arbre , & brûla les Aiglons.
Comperes & voifins aflez mal alTortis,
A la tentation tous deux ils lùccomberent,
Car l’Aigle du Renard enleva les petits,
Et le Renard mangea les Aiglons qui tombèrent.
vk tronc (Parhre parfaitement bien imite , porte m bajsin de bronze dore , autour
duquel font des Aidons : le ^^nard au pied du tronc tient un flambeau allumée dans fa
gueule , @ du milieu du baflin il fort un jet.
14 LABYRINTE DE VERSAILLES.
VIL FABLE.
Les Taons &• le Çeay.
T ^F Geay s’eftant un jour paré des plumes de plufîeurs Paons , vouloir
faire comparailbn avec èuk : chacun reprit lès plumes , 8c le Geay ainfi
dépouillé leur lervit de rilée.
Ofes~tu bien cacher tes plumes fous les noftres,
Dirent les Paons au Geay rempli d’ambition ?
Qui s’élève au deflus de la condition
Se trouve bien fouvent plus bas que tous les autres,
7) Es deux cofte:^ d'un grand haf^in , huit !Paons place^ fur de petits rochers plus
êle've^ les uns que les autres , vomijjent de l'eau fur le Geay, jiu fond y fur m autre
rocher plus éleVe , un Taon, la queue épanouie , jette de l'eau qui tombe par nappes
en cafeade dans le l/afin. Au milieu de toute cette cheüte d'eau on Voit le pau'pre Geay
prefque tout dépouîüê.
LABYRINTE DE VERSAILLES,
VIII. FABLE.
Le Q)(j^ le Coq^dLnde.
U N Coq-dinde entra dans une cour en faifant la roue. Un Coq s en
ofFcnfa , & courut le combatre , quoy-qu il fuft entré fans deiTein de luy
nuire.
Du Cpq-dlnde le Coq fut jaloux , & crût bien
Qu’il eltoit Ibn rival , mais il n’en eftoit rien 5
Car il failbit la roue , & libre , & fans affaire ,
Pour avoir feulement le plaifir de la faire.
Le Coq d'Inde faifant U me, & le Coq nnimê de colere , forment deux gros jets
m milieu dm bafin.
IX.
,8 LABYRINTE DE VERSAILLES.
IX. FABLE.
Le T^aon U L^ie.
Les Oifeaux élurent le Paon pour leur Roy , à caufe de fa beauté. Une
Pie s’y oppofa , & leur dit qu’il falloit moins regarder à la beauté qu’il a^
voit , qu’à la vertu qu’il n’avoit pas.
Le Paon eft éleû Roy comme un fort bel Oifeau,
La Pie en murmure , & s’irrite
Qu’on ait peu d’égard au mérite.
Eft-il leur , qu’on Ibit bon parce que l’on eft beau ?
Lufieur s Oifeaux des plus rares font place^Jur un amphkeatre de rocaille , & jet-
tent de ïèau. Jufond eft le ^aon jettant de l 'eau , qui tombe par nappes en cafcade
dans le baftin. La Tk fur un petit rocher femhk plaider fa caufe , @ jette de Peau
contrele faon.
aq LABYRINTE DE VERSAILLES.
X. FABLE.
Le Dragon^ F Enclume^ U Lime.
XJ N Dragon vouloir ronger une Enclurne. Une Lime luy dit : Tu te
rompras plûtoft les dents que de rentamer 5 je puis moy leule avec les
miennes te ronger toy-melme , & tout ce qui eft icy.
Le lerpent rongeoit la lime ,
Elle difoit cependant,
Quelle fureur vous anime ,
Vous qui paflez pour prudent?
TsLe espece de rocher fawvage reprefente t antre du Dragon y ^ui mordant PEnch-
me» y omit dejfus un torrent de au.
I^ABYRINTE DE VERSAILLES,
X I. F A B L E,
Le Singe fes Let'itf.
t/N Singe trouva un jour un de fes Petits fi beau, qu’il Fe'toufFa à
force de rembrafler.
Le Singe fit mourir les petits en effet ,
Les ferrant dans lès bras d une ètrainte maudite,
A force d’applaudir Iby-melme à ce qu’on fait
L’on en étouffe le mérité.
Singes aiojfe^foùtiement une coquiÜe ronde de hron’^edoré , fur le milieu de
laquelle un Singe étreint dans fus bras un de fes fetits ^ qui jette un long trait d'eau
en fair.
14
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XII. FABLE.
Le Combat deî Animaux,
IwEs Oifeaux eurent guerre avec les Animaux terreftres. La Chauve-
fouris croyant les Oifeaux plus foibles , palTa du cofté de leurs ennemis ,
tjiii perdirent pourtant la bataille. Elle n a depuis ofé retourner avec les
Oifeaux , Sc ne vole plus que la nuit.
Guerre des deux coftez jfànglante Sc meurtrière.
Dont pas un ne voulut avoir le démenti ;
Mais la Chauve-Souris trahilfant Ibn parti,
N’ofà jamais depuis regarder la lumière.
C^Ette Fontaine ejî dans un grand cabinet de treillage de fir ^ de bois , couvert de chèvre^
feuille^ derofes, ^ autres fleurs, lleflorné d'architeUure y ^ finit en dôme ouvert par
enhaut y avec une petite baluftrade autour de P ouverture . La corniche ^ la voûte de ce
cabinet font flieïne s d' Oifeaux de toutes les ejpecesy qui vomiflent de T eau en bas dans un
bajdin de rocdtlk , du milieu duquel s'élève un rocher 5 & le long de ce rocher on voit monter
plufieurs K^lnimaux à quatre pieds , qui jettent de l'eau contre les Oifeaux. fout au tour
du cabinet , fur des rocaillesy on voit encore d'autres Animaux 5 ^ dans quatre niche s y il y en
a encore plufieurs qui jettent une telle abondance d'eau ^ que celarepre fente ndivement une
guerre. CMais ce qu'il y a fur tout d' admirable .y c'eft le nombre infini d' Animaux tous en
differente attitude y ^ les uns^ les autres paroi fent en colercy ^ animez au combat.
Kyd l'entrée de ce cabinet , deux Singes plaijamment montez fur des Qhévres , jettent par
furprife de l'eaupar un cornet de bronzesàoré.
D
XIII.
I
2(5 , LA2YRINTE DE VERSAILLES; j
XIII. FABLE,
Le Lignard U Çrüè.
XJ N Renard ayant invité une Grue à manger , ne luy lervit dans un
baflin fort plat que de la bouillie , qu’il mangea toute luy fèuL
Le Renard voulut faire à la Gruàf un feftin ,
Le difné fut fervi lui* une plate afliéte;
Il mangea tout , chez luy comme ailleurs le plus fin,
Elle de fon long bec attrappa quelque miéte.
SVr m petit rocher de rocaîUe on voit le ^nard la Grue. Le "Renard a la mufeau
fur une foücoupe de yermeil doré , où l'eau forme une nappe , & (a Grue fait un jet en
ïmr^
28
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XIV. FABLE.
La C/rue le "Renard. ^
I-rf A Grue pria en lûite le Renard , & luy lèrvit auflî de la bouillie , mais
dans une bouteille , où faifànt entrer Ion grand bec , elle la mangea toute
feule.
Le Renard chez la Grue alla pareillement ,
Un vafè étroit , & long fut mis lîir nape blanche,
De la langue le bec le vengea pleinement. '
Eft-il pas naturel de prendre là revanche ?
*ycv m petit rocher la Cicogne a /on bec dans un yafe de cri fiai (jue forme Peau , ^
qui e/l garni de Vermeil doré. Le ^nard auprès jette de Peau.
3^
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XV. FABLE.
La T^oule &• les ^Pou[üns.
Ne Poule voyant approcher un Milan , fit entrer les Petits dans une
cage , & les garantit ainfi de leur ennemi.
La Poulie , du Milan connoilTant les delTeins
Sans ^longer qu’elle-mefme en eftoit pourluivie
Dans une cage enferma les Pouffins
Et les mit en prilbn pour leur lauver la vie.
Am un demy-Dome de treiîldge orné d' MchiteSlure , on "Voit les foules qui jettent
de teau. Les fetits font enferme^ dans une cage qui eft formée par (eau mejme , à
travers de laquelle on les Voit, Le Milan Vomit de l'eau denhaut , où il paroijl les
ailes étendues.
3“
LABYRINTE de VERSAILLES.
XVI. FABLE.
Le ’L aon Cî> le TRpj^ignoi.
iS/ ^ V” ^ de n’avoir pas le chant agréable comme
le Romgnol. Junon iuy dit : Les Dieux partagent ainfi leurs dons 5 il te
lurpafle en la douceur du chant ; tu le lurpalTes en la beauté du plumage. '
Le Taon dit à Junon , par ton divin pouvoir,
Comme le Rolîîgnol que n’ay-je la voix belle?
N’es-tu pas des üifeaux le plus beau , luy dit-elle ?
Crois-tu que dans le monde on puifle tout avoir ?
£ ? ® , éîe'vi fur un petit rocher , Vomit de l'eau dans un hafsin.
Tiujmrs '^ptgnoU en bat forment des jets en Pair.
XVIE
34 LABYRINTE DE VERSAILLES.
X V I L FABLE.
Le T^erroquet le Singe.
TJ N Perroquet fe vantoit de parler comme un homme. Et moy , dit le
Singe, j’imite toutes fesadions. Pour en donner une marque, il mit la
chemife d’un jeune Garçon qui le baignoit , & s’y empeftra fi bien , que le
Garçon le prit', 6c l’enchailha.
Le Perroquet eut beau par Ion caquet
Imiter l’Homme , il fut un Perroquet;
Et s’habillant en Homme , Ibus le 1 te
Le Singe auflî ne pafla que pour Sing
2)e«x Perroquets eleve^ fur de petits rochers Vomijfent de ^*eau en has dans un haf.
fin. Le Singe af?is fur un tronc d'arbre ^ defefperè de je yoir embarafjé da?is une
chemife , leVelatefte ^ ^ forme un gros jet.
36 LABYRINTE DE VERSAILLES*
XVIII. FABLE.
Le Singe fuge.
U N Loup & un Renard plaidoient Tun contre l’autre pour une affaire
fort embrouïlle'e. Le Singe qu’ils avoient pris pour Juge , les condamna
tous deux à l’amende , dilànt qu’il ne pouvoir faire mal de condamner deux
fi méchantes beftes.
Le Renard en procès vint le Loup attaquer :
Le Singe comme Juge écouta leurs requeftes :
Après il dit , je ne làurois manquer
En condamnant deux fi méchante beftes.
2)’ Ln cojlé du hafiin font le$ gnards , de l'autre les Loups , qui jettent de l'eau,
Ju fonds, dans un fauteuil de. rocaille y un gros Singe gravement afSis y &acoudê.
Vomit de t^eau, A [es deux cojle^ deux Singes , l'un la baguette à la main en forme
d'Huiper, P autre écrivant comme un Greffier ^ jettent de l'eau ^ & rendent cette
F ont aine fort diVertiffiante.
3»
LABYRINTE de VERSAILLES.
XIX. FABLE.
Le la Grenouille.
U Ne Grenouille voulant noyer un Rat , luy propola de le porter lui*
fon dos par tout fon marelcage. Elle lia une de lès pattes à celle du Rat,
non pas pour l’empefcher de tomber comme elle dilbit, mais pour l’entraiC.
lier au fond de Teau. Un Milan voyant le Rat , fondit delTuS) & Tcnle-
. vant enleva auffi la Grenouille , & les mangea tous deux.
Le Rat , & la Grenouille auprès d un marécage
S’entretenoient en leur langage :
Le Milan fond liir eux
En les mange tous deux.
L E & la Gremuïtte lie^ enfemlle , ® couche^ dans le hafSin , font chacun un
jet. Le Milan , en haut , les ailes étendues , Vomit de l'eau fur eux.
40 LABYRINTE DE VERSAILLES.
X X. F A B L E.
Le Lièvre U Tortue.
TJ N Lièvre s’eftant moqué de la lenteur d’une Tortue , de dépitelle le
défia à la courfe. Le Lièvre la voit partir , & la laifle fi bien avancer, que
quelques efForts qu’il fift en fuite , elle toucha le but avant luy.
Le Lièvre & la Tortue alloient pour leur profit
Qui croiroit que le Lièvre eu ft demeuré derrière ?
Cependant je ne comme cela le fit,
Mais enfin la Tortue arriva la première.
Le LiéWe & la Tortue jettent tous deux de l'eau en ïaîr , ® il fort un torrent d eau
d'un rocher de rocaiSe, ^uifemhle ejlre le terme de la courfe quHls ont entreprife.
F
XXI
LABYRINTE de VERSAILLES,
XXL FABLE,
JLe Loup la Çrue.
IlT N Loup pria une Grue de luy ofter avec fbn bec un os qu il avoit
dans la gorge. Elle le fît , & luy demanda récompenlè. N’eft-cc pas affez,
dît le Loup, de ne t’avoir pas mangée ?
La Grue ayant tiré de la gorge du Loup
Un os de fbn long bec qui le preflbit beaucoup :
11 n'a tenu qu’à moy de vous manger , Gommere ,
Luy dît le Loup ingrat , & c’efl: yof^re falaire.
L) Am un rond d'eau , au milieu une d aüée , on Voit le Loup ^ la Gruê. La Grus
a [on bec dans ta gueule du Loup , ^ui jette de Ceau en l*air avec abondance.
44 LABYRINTE PE VERSAILLES,
XXII. FABLE.
«
Le &• les Oifeaux.
N Milan feignit de vouloir traiter les petits Oilèaux le jour de là
naiiïance , & les ayant receûs chez luy , les mangea tous.
Le Milan une fois voulut payer la fefte.
Tous les petits Oilèaux par luy furent priez ;
Et comme à bien difner lafliftance eftoit prefte^
Il ne fit qu un repas de tous les Conviez.
T) Ans un haf?in oVale^ fur un petit rocher , efle Milan , qui jette de T eau en l'air :
phifienrs differents petits Oifeaux autour de luj forment une ejfece de gerbe.
4^ LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXIII. FABLE-
Le Singe
XJn Siiigefut élu Roy par les Animaux, pour avoir fait rait fingeries
avec la couronne qui avoir efté apporte'e poilr couronner celuy qui leroit
élu. Un Renard indigné de ce choix , dit au nouveau Roy qu’il vint
prendre un trelbr qu’il avoir trouvé. Il y alla , & fut pris à un trebuchet
tendu , où le Renard dilbit qu eftoit le trelbr.
Le Singe fut fait Roy des autres Animaux,
Parce que devant eux il failbit mille fauts :
Il donna dans le piège ainfi qu’une autre Belle ,
Et le Renard luy dît , Sire , il faut de la telle.
U müzu dune ejpece de cabinet de "ï^erdure , efl nn baf^in tout entoure de plujteurs
dijferem Animaux qui jettent de l'eau. Le Singe au milieu afis , par oift fe jouer avec
la couronne , & fait un long jet en t*air. Le. %enard à J on cojlé femble je moquer de luj.
4^
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXIV. FABLE.
Le ^B^nard le Bouc.
XJ N Bouc & un Renard defcendirent dans un puits pour y boire ; la diffi-
culté fut des en retirer. Le Renard propofa au Bouc defe tenir debout, qu’Ü
monteroit fur fes cornes, & qu’eftant forti,il lui aideroit. Quand il fut dehors,
il le moqua du Bouc , & lui dit : Si tu avois autant de fens que de barbe , m
ne lerois pas delcendu là làns fçavoir comment tu en Ibrtirois.
Tous deux au fond d’un Puits taciturnes , & mornes
De s affilier l’un l’autre avoient pris le parti :
Le Renard pour Ibrtir le hauBànt lûr lès cornes,
Fit les cornes au Bouc apres qu’il fut Ibrti.
O N -voit un puits de rocaille , duque\ il fort une grojjé nappe d'eau. Le 'Bouc mon-
tre plaifamment la tefîe , & femhlefe plaindre du 'Renard , qui hors du puits >omit
encore de l eau fur Inj , pour l’infulier.
V vVl
41 'n
G
XXV.
V
JO LABYRINTE de VERSAILLES.
X X V. FABLE.
Le (j)nfeil des %ats,
I_.Es Rats tinrent conieil , pour fê garantir d’un Chat qui les delôloit.
L’un d’eux propofa de luy prendre un grelot au col. L avis fut loué, mais
la difficulté fut grande à mettre le grelot.
Le Chat eftant des Rats l’ àdverlaire implacable.
Pour s’en donner de garde , un d’entr’eux propofà
De luy mettre un grelot au cou ; nul ne l’ola.
' De quoy 1èr t un conleil qui n’eft point pratiquable ?
XJtouT (P un petit hafin exagone font plujteurs "^ats apis ^ comme pour tenir con-*
feil , qui jettent de l'eau en l air. Un plus gros que les autres , au milieu du bafinp
tenant un grelot en fa patte , forme aupi un gros jeté
t
%
s% LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXVI. FABLE.
Les grenouilles fupiter.
Us Grenouilles demandèrent un jour un Roy à Jupiter, qui leur en-
voya une Poutre. Les Grenouilles le moquèrent de ce Roy immobile,
& en demandèrent un autre. Jupiter leur envoya une Grue , qui les man-
gea toutes.
Une Poutre pour Roy faixiit peu de belbgne,
Les Grenouilles tout haut en murmuroient déjà :
Jupiter à la place y mit une Cicogne ;
C fut encore pis , car elle les mangea.
le derrière e/l la Grue ^ qui tient me Grenouille dam fon hec, IHufteurs Gre^
noüiües , fur une petite foutre de bronze , [emblent , en jet tant de le au , demander un
autte \oy.
H
L4BYRINTE DE VERSAILLES,
XXVII. FABLE.
Le S mjre le Chat.
T
Singe voulant manger des m’arons qui eftoieat dans le feu , fè fèrvît
de la patte du Chat pour les tirer.
Du Singe icy ladreffe éclate,
Mais celle du Chat paroift peu,
Quand il donne à l’autre la pâte
Pour tirer les marons du feu.
S Ur me coquiüe. de bronze doré portée par des ejpeces de confoles de mefme mêtml,
parotjl un bra^er^duquel ïl fort un gros jet. Le Singe y erk riant , tire la patte au
chat y qui femble s* en défendre.
5S L ABYRINTE DE VERSAILLES.
X X V I I L F A B L E.
Le 1(enard 6> les 'ÎRaiJïns.
U N Renard ne pouvant atteindre aux Raifins d’une treille , dît qu’ils
a eftoient pas meurs, & qu’il n’en vouloir point.
Les plaifirs couftent cher ; & qui les a tout purs ?
De gros raifins pendoient, ils eftoient beaux à peindre.
Et le Renard n’y pouvant pas atteindre,
Ils ne font pas , dit-il , encore meurs.
T)' Une treiUe qui entoure me manière de Grotte rujlique à jour ^ il pend de belles grap^
pes de %tifin. l^lujîeurs gnards ^ en differentes poftures , jettent de l'eau ; & du
fonds , & des cofte^ de cette Grotte il fort des jets , dont h au forme des nappes , qui
retombent enfuite dans le baf in,
XXIX.
H
î*
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXIX. FABLE.
U Aigk , le La fin , l'Efcarbot.
I-/’ Aigle pourfuivant un Lapin , fut priée par un Elcarbot de luy donilei:
la vie. Elle n en voulut rien faire , Ôc mangea le Lapin. l Efcarbot , par
vengeance , cafla deux années de lui te les œufs de ï Aigle, qui enfin alla
pondre lîir la robe de Jupiter. i’Efcarbot y fit tomber Ion ordure. Jupiter
voulant la fecoûèr , jetta les œufs de T Aigle , & les cafla.
L’Aigle prit le Lapin , l’Efcarbot fon compere
Intercéda pour luy touché de la milère;
L’Aigle ne laifla pas pourtant de le manger.
L’autre cafla lès œufs, afin de s’en venger.
L*yiigîe eft elevee fur un petit rocher ^ & Vomit de l'eau pardon hec* l^e Lapin 5?
lEfçarbot en basfçrment deux jetSj
6o
tABYRINTE DE VERS-AILLES.
XXX. FA BLE.
U
Le Loup le L^orc-Epic.
^ N Loup vouloitperfuaderàun Porc-Epicde fe défaire de fespiquans,
& qu il en feroit bien plus beau. Je le croy , dît le Porc-Epic • mais ces
piquans fervent à me défendre. y , u t le i oic tpic , mais ces
Un jour au Porc-Epic difoitle Loup fubtil ,
Croyez-moy , quittez-Ià ces piquans , ils vous rendent
Desagreable, &laid; Dieu m’en garde , dit-il,
S’ils ne me parent pas , au moins ils me défendent.
CEft me manière Je Grotte ruflique , on dam des niches d jour , il y a des <Eorcs
Eptcs , dont les ptquans font mgémeufement forme^ par Veau. Aux deux coftez
Votf des Loups qm Vomtffent de l'eau dans le ha fin. '' ^
OTi
LABYRINTE DE VERSAILLES,
XXX L FABLE.
Le Serpent à plujïeurs teftes.
T\
X-/Eux Serpens, lun à plufieurs teftes , l’autre à plufieurs queues , diP
putoient de leurs avantages. Ils furent pourlîiivis. Celuy à plufieurs queues
lefauva au travers des brouflailles , toutes les queues lùivant aifémentla
tefte. L’autre y demeura , parce que les unes de lès teftes allant adroite ,
|es autres à gauche , elles trouvèrent des branches qui les arrefterent.
Pluralité de Teftes importune :
Un Serpent en eût lept , un autre n’en eût qu’une ,
Il pafta , le premier eût de grands embaras.
Un Chef eft ablblu , plufieurs ne le font pas.
L E Serpent à plufieurs te fies eft au milieu d'un hapin. (fhaque tejle forme un jet
d'beau, Celuy à plufieurs queues plus élevé , fait nn gros jet en ïair.
66
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXXIII. F A B L E.
, Le isLAdilan &• 1er Colombes.
Les Colombes pourfuivies par le Milan, demandèrent fecours à FEU
pervier , qui leur fit plus de mal que le Milan melme.
Les Colombes en guerre avecque le Milan
Veulent que FEpervier à leur tefte demeure :
Mais leur condition n en devient pas meilleure ;
Ayant un adverfaire , & de plus un tiran.
^Jns un cabinet de. treillage orné d' Jrchitecîureyejl un hafin rondy au milieu duquel
le Milan avec des Colombes qu^il tient fous fes ferres , formé une efpece de Gerbe tout
autour de la corniche du Cabinet.^ Il y a plufieur s autres Colombes , qui jettent de
longs traits d'eau dans le haj^in ; & l'Efpervier paroifl en Cair, comme pour les défendre.
<58 LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXXIV. FA BLE.
Le T^âu^hm c3^ le
U N Singe dans un naufrage fauta fiir un Dauphin, qui le receût , le
prenant pour un homme. Mais luy ayant demandé s’il vifitoit louvent
le Piree , qui efl: un P ort de mer ; 5c le Singe ayant répondu qu’il eftoit de
lès amis , il connut qu’il ne portoit qu’une befte , & le noya.
Le Dauphin lur fon dos portoit le Singe à nage,
' ^ Et reconnut au premier mot
Qu’il nefloit pas un homme, ou que c’eftoit un fot ?
Ainfi ne voulut pas s’eq charger davantage.
■nU milieu d'un bafm quané le Sme tranfî de peur , e!l monté fur le Dauphin . mi
forme un beau jet.
70
LABYRINTE DE VERSAILLES.
_ X X X V. F A B L R
Le ^nard le Corbeau.
TT
N Renard voyant un fromage dans le bec du Corbeau , fè mit à
louer fon chant. Le Corbeau voulut chanter , & laiflfa choir fon froma-
ge , que le Renard mangea.
Le Renard du Corbeau loua tant le ramage.
Et trouva que la voix avoit un Ibn li beau,
Qu’enfin il fit chanter le malheureux Corbeau
Qui de Ibn bec ouvert lailTa choir un fromage.
Le Corbeau perché fur des branches "Vomit de colere de Cau contre le ^nard , ^ui
tenant le fromage , Jemble , en jettant de ïeau , fe moquer de luj.
74
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXXVII. FA BLE.
Le Loup &■ UT elle.
T_Tn Loup vopnt une belle telle chez un Sculpteur, dilôit; Elleeft
belle ÿ mais le principal luy manc^ue , 1 efprit & le jugement.
Un Loup non làns merveille entra chez un Sculpteur,
Il 11 y va pas fouvent une pareille Belle :
Voyant une Statue , il dît , La belle Telle !
Mais pour de la cervelle au dedans , lèrviteur.
■â U milieu d un hdjïm rond le J,ou^ tenant une Tejîe de marhre fous fd patte far^
me ungrosjet d'eau. f / r > fin
LABYRINTE DE VERS^AILLES,
X X X V I I L F A B L E.
Le Serpent le Torc-Epic.
XJn Serpent retira dans fa caverne un Porc-Epic, qui s’eflantfami-
liarifé, fe mit à le piquer. Il le pria de fe loger ailleurs. Si je t’incommo-
de J dit le Porc-Epic , tu peux toy-mefme chercher un autre logement.
Le Serpent trop civil par une grâce extreliTie
Reçoit le Heriffon ', apres il s’en repent :
Sortez d’icy , dit le Serpent :
L’autre comme un ingrat , Sortez d’icy vous-mefirie.
lEf orc-Epte , à [^entrée d'un petit rocher en maniéré de caverne , jette defeau
par tous les endroits de jon corps \ ce qui imite très bien fes piquans : ^ le Serperit ,
au milieu dun bajjin , fait un jet d'beau.
?8
LABYRINTE DE VERSAILLES.
XXXIX. FABLE.
Les Cannes &■ le petit barbet.
Ë? ^ «"ge- Elles luy
mais ta n’en as pas afTez pour nou/pîendreî
Ce Barbet en veut à ces Cannes,
Mais par elles il eft inftruit
il eft parfois des vœux auffi, vains que profanes
' t qu on ne force pas toujours ce qu on pourfüit.
Ans
tm cabinet ae treillaf^e orné d' ÂrrDtP^ i r r
avec rapidité au milieu dun baffin iettent l*/v’ ^ » e» tournant
barbet, ^ui abope après , enS^Jn!!^^ " ’ ^ on entend le petit
ces mtJnes^ O» 4 vLlu fell!mlm''m7ent^^^^ s pinhe ^ l>agrémem de tm'es
differentes heaute^ de VerfeL ». lll " ^ = f
«« ,„i nà le Lahyrme, ^recepx.rr, JatUefiJe ,„e[le .^ue
«owfûvmcin'mmram. ‘ “«r^retfchtr U memene . &dc:::h -vec leifa ce qihts
J
i
TABLE
DES FABLES.
AELE T, T E Duc & !cs Oifcaux. page z
II. JL-*LesCocs & la Perdrix 4 |
III. Le Coc& le Renard. 6
IV. Le CocÂ: le Diamant. 8
V. Le Chat pendu ék les Rats. to
VI. L’Aigle & le Renard. 12
V I I. Les Paons & le Geay. 1 4
VIII. LeCoc& leleCoc-d’Jnde. 16
I X. Le Paon & la Pie. 1 8
X. Le Serpent & la Lime. 20
X I. Le Singe & fes Petits. 22
XII. Le Combat des Animaux. 24
■' XIII. Le Renarde la Grue. 26
XIV. La Grue & le Renard 28
X V Le Poule & les Pouffins. 30
XVI, Le Paon Scie Roffignpl. 32
/ 'X VIL Le Perroquet & le Singe. 54
XVIII. Le Singe Juge, 36
XIX. Le Rat & la Grenouille, 38
XX. Le Lièvre & la Tortue. 40
XXL Le Loup & la Grue, 42
Fable XXII. Le Milan & les Oifeaux. 44
X X 1 1 1. Le Singe Roy. 4e?
XXIV. LeRenard&le Bouc. 48
• XXV. Le Conlêüdes Rats. 50
XXVI. Les Grenouilles & Jupiter. 5 2
X X V 1 1. Le Singe & le Chat. 54
XXVI II, Le Renard & les Raifins. 56
XXIX. L’Aigle , le Lapin , & l’EIcar-
bot. 5 8
XXX, Le Loup & le Porc-Epic. 60
XXXI. LeSerpentà plufieursteftes.62
XXXII. La Souris , le Chat , & le petit
Coc. ^4
XXXIII. Le Milan & les Colombes. 6(y
XXXIV. Le Dauphin & le Singe. <58
XXXV, Le Renard & le Corbeau, ya.
XXXVI. Le Cigne & la Grue, 7
XXX VU. Le Loup & la Telle. 74
XXXVIII. Le Serpent & le Porc-Epic.y^
XXXIX, Les Cannes & le Barbet, 78
L
THEGETTYCENTER
LiBRARY